Ce blog n'a aucune valeur deonto-politico-hysterico-litteraire. C'est juste une page dans la vie d'un homme de mer, une bouteille dans l'ocean... pour qui a soif !

Au plaisir de plonger ensemble
Samedi 4 avril 2009
J'aime ce pays, legendaire et mythique,
Balaye par les vents, les histoires epiques.
L'eau y est maitresse, deesse. Dans nos veines, sur nos joues,
Tombee du ciel, avec ou sans couroux.
Ocean immense, intense, dont la frontiere Avec la terre est tantot paradis, tant desert.
Le granit pleure, de solitude, de tristesse,
Ses hommes de voyages, d'ailleurs,
Partis sans un mot, un noeud au coeur...

Je suis chercheur d'or... noir.
Aventurier sans merite, ni gloire.
Certains slament et font fleurir le beton ;
Je me condamne, volontairement, en prison.
Certes, vu sur la mer, et souvent en ete,
Mais jamais au vert, environnement etrique.

De ma tour d'ivoire, j'explore
Par un immense miroir -je dors-
L'infinite du temps, parcourant l'espace.
Rejoindre un moment, meme fugace
Celle qui m'attend, seule,
Dans un lit trop grand, trop froid.
Morphee nous offre, parfois,
Un monde a nous, ailleurs.

Bretonne, femme de marin de surcroit.
Attachee a sa terre, elle est mere
Aimante, amante malgre la croix
De son homme. Elle est entiere, sincere.

Merci mon coeur Je t'aime
- Par Even
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Jeudi 19 mars 2009
J’ai un aveu a te faire. Je crois que je suis amoureux.

Je l’ai rencontre il y a quelques temps… Elle est belle, si belle. Tout en elle est une incidieuse invitation. Une invitation aux 5 sens et aux 7 peches capitaux, dans un delicieux mélange. D’abord une silhouette. Vague. Mais terriblemenet aguicheuse ! Une demarche, un dehanche endiable enivrant. Envoute, je lui ai emboite le pas. Un papillon… un vrai papillon je suis devenu. Obnubile par son parfum, par l’odeur de ses cheveux d’abord. Fragrance douce comme le vent, suave comme une fleur de vahine, qui me laisse imagine la saveur de vanille et de miel de sa peau.

Le temps passe et je la decouvre. Vive et futee, tendre et passionnee, subtile et decidee. Alors en moi des changements operent. Infame jalousie qui me pousse a m’exhiber avec elle, fier de ma proie. Moi, pecheur de sirene. Et pourtant il m’est insupportable de voir quelqu’un l’approcher. Donner envie et ne pas en laisser une miette...

Le temps passe et je la decouvre. Les epaules, les seins, la chute de ses reins. Je la veux, j’ai faim. Un fruit ? une peche ! Sa peau douce de velours que j’effleure de la pulpe de mes doigts. Une peche. Dont le nectar me regale. Jamais assez, j’en ai jamais assez. Boulimie insatiable du plus profond de mon etre. Assouvir mes desirs me met en transe ; la laisser s’en aller me fait souffrance.

C’est une veritable addiction dont je parle. Impossible a avouer, impossible a refouler. L’amour est une drogue dure, n’en deplaise aux romantiques. Et dont les effects sont terrible: interminables moments de stupeur d’amour, infinie paresse quand le temps laisse ma main sur son sein. Mais finalement... finalement, pourquoi ne pas sombrer dans ce bain de lumiere bienfaisante ? Pourquoi ne pas se laisser glisser vers cet eden a deux ? Car finalement, le bonheur est peut-etre dans le pre...

J’ai un aveu a te faire. Je suis amoureux De toi
- Par Even
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Lundi 16 mars 2009
Comme d'habitude, je t'entends arriver bien avant que tu ne peux l'imaginer. Je reconnaitrai toujours ta facon de conduire... Mais bon, pas d'urgence. Je ne suis pas du genre a t'attendre au pied de la porte, tel un bon toutou, la langue pendante.

J'ai encore passe la journee a fureter au milieu de tes affaires, fouillant les moinds recoin de ton univers. Et pourtant je ne cherches rien de nouveau. Au contraire ! Je fais le tour de ce que je connais deja. Je traverse ta vie a travers tes eparpillements. Pour me rassurer, retrouver a chaque fois ton odeur. Image sensorielle de tes emotions. Craintes, joies, pleurs ou plaisirs, tout ceci je le sens sur vetements jetes sur ton lit. Autant d'empreintes sur fond de tissu tombes de ta vie.

Tu te gares, j'ouvres un oeil. Tu ouvres la porte, je m'extirpe des meandres de la couette. Tu refermes derriere toi d'un revers du pied, je glisse hors du lit. Les bras charges, tu zigzagues jusque dans la cuisine. Et je me glisses entre tes pattes, tricotant prestement entre tes chaussons. Evidement, et comme a chaque fois, tu m'ignores, me tournes le dos... Volontairement. malgre tout, je vois se tourner vers moi un regard aguicheur du coin de l'oeil, un sourire moqueur a la commissure de tes levres lorsque je sussurre ton prenom. Mais tu es trop lasse pour l'instant. Tu me dis que tu vas te doucher, et que je ne peux troubler ton intimite. Alors pourquoi laisser la porte de la salle de bain entr-ouverte ? Tu te joues de moi, encore. Et derriere ma pseudo autonomie, je ne pourrais jamais me passer de toi ! de ca ! De ces moments voles qui feront a jamais de toi ma maitresse.

Tu as enfile une nouvelle peau. Fini le tailleur stricte, la jupe courte, les bas de soie et les talons qui te hisse au sommet de ton monde, en haut de ta chaine alimentaire, veritable predateur humain. Mais tu es ici a la maison. Nature. Tu es toi comme moi seul te connais. Un jogging confortable, un t-shirt trop grand, trophee gagne a je-ne-sais quel homme (je pretendrais n'en avoir que faire et ne pas etre jaloux). Maintenant posee dans le canape, tu me cherches, tu m'appelles. A mon tour de jouer les ames desabusees ! Je te fais languir... m'echappant a ton regard. Et au moment ou tu vas abandonner l'idee de m'avoir pres de toi, je surgis de la ou tu ne t'attends pas ! J'adore, cette expression de surprise juste avant de sentir la caresse de tes yeux.

Et la commence notre balet amoureux. Je me love dans ton cou, generant une multitude de frissons a mon passge. Tu fermes les yeux et soupires. Feignant la non-chalance, je m'eloigne de toi. La reaction ne se fait pas attendre. Tu connais aussi bien que moi les regles de ce jeu. Un frottement de doigt, une bise en guise d'appel et je me retourne, les yeux remplis d'excitation ! Je me rapproche tout en fuyant tes mains. Leur emprise sur moi me ferait capituler bien trop tot. Je me faufile jusqu'a toi, blotissant ma tete dans le creux de ton aisselle. J'ai toujours ete attire, fascine, hypnotise par l'odeur de ta peau, savant melange "sucre-sale" de ton parfum et de ton corps. Il n'existe pas pour moi de breuvage plus enivrant. Et je te le fais bien savoir ! Le sourire que je porte et mes yeux flamboyants t'expriment aussi clairement que des mots que je te suis definitevement acquis. Ta main delicate glisse le long de mon echine. J'avance a pas feutres, appat de velours, jusqu'a prendre possesion de ton corps. Lentement, commencant par ton ventre, je m'installe. Apparement, tu apprecies !

Ce sont maitenant deux mains qui s'occupent de moi. Une me flattant la nuque, l'autre effleurant mon dos jusq'au bas de mes reins. Je m'allonges pour conquerir tes seins. Ma tete se clae, victorieuse, entre ces collines de douceur que tu as laissees libres sous le tissu. Encore une fois, mon odorat me prouve que tu aimes. Je sens litteralement ton amour transpirer des pores de ta peau. Alors lentement je glisse le long de ton ventre. Je te sens bouillir au fur et a mesure que je serpente le long de ton corps. Tes mains s'abandonnent sur moi. Tu n'es plus vraiment ici, pas encore la-haut.

Enfin je m'etends entre tes jambes. Et tu jouis de la chaleur de mon corps sur le tien, avant de t'endormir, sereine. Je prendrai soin de ton repos.



Des fois, je me demande pourquoi je ne suis qu'un chat...
- Par Even
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Dimanche 2 mars 2008
Ce que j'aime, avant tout, c'est te deviner quand tu te glisses derriere moi.

Une main,  doucement caresse mon flanc, parcoure mon torse jusqu'a trouver mon sein. En meme temps, je sens ton souffle se rapprocher de ma nuque. Ma peau se reveille, a l'ecoute de ce vent chaud.

Le premier contact me surprend ! c'est celui de ta langue. Elle serpente, sinue au creux  de mon cou pour remonter jusqu'a mon oreille... Que ta bouche, gourmande, happe, mordillant mon lobe si sensible. Tes doigts ne restent pas incatifs, au contraire. Capturant mon teton, ils commencent une delicieuse torture qui m'electrise, l'etirant jusqu'a la douleur.

Bien sur, je ne dors plus depuis longtemps, mais a present je me rebelle ! Ton autre main empoigne ma fesse. D'une volte je me degage de ton emprise. Nos corps se font face. Les pupilles se dilatent. Intimidation, sourires feroces. Aucun ne veut se lancer dans l'arene, connaissant par avance la teneur du combat. La tension monte encore, les temperatures s'enflamment ! Deux felins...

Action ! D'un meme elan nous nous elancons, nous nous enlassons. Il faudra prendre l'avantage des le debut. De roulades en feintes, les corps se rapprochent, se cherchent... pour enfin s'accrocher ! Le cirque de notre combat se retrecit, ne laissant plus autour de nous que la moiteur de l'affrontement. Nos crinieres s'envolent, s'emmelent. Creent un lien invisible, infissible.

Les corps se tendent, les muscles se bandent quand les asaults tombent. Tantot l'un, tantot l'autre. Le sang du plaisir comence a couler. Les griffes sortent, saignant, signant sur nos corps les futurs vestiges de la rage de l'affrontement.

Plus de limites ! Plus de retenue ! Les coups sont plus forts, le plaisir plus intense ! Violence ! Et quand enfin, dans un ultime effort, nous portons a l'autre notre arcane fatale, les yeux se ferment... Le noir se fait...

Abattus ensemble, les corps enchevetres... Ils se replient, se recroquevillent l'un contre l'autre. Fusionnent. Nous sommes vainqueurs, tous les deux, de l'extase de l'autre... Et sombrons, unis, dans la "petite mort"...
- Par Even
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Mercredi 31 octobre 2007
J'aime poser mes yeux sur ses levres.
Etre aux aguets de leurs moindres mouvements, devinant ses pensees sans meme avoir besoin des mots. Ou bien simplement en admiration devant la beaute de l'organe, parcourant ces lignes fluides, ces details qui les rendent uniques et sublimes a mes yeux

J'aime passer mes doigts sur ses levres.
J'aime sentir ces renflements tendres se tendrent sous ma caresse. Doucement  sentir ses chaires se rosir et gonfler. En meme temps l'ecouter. Sa respiration s'intensifie ! Je sens le vent de sa poitrine s'eparpiller sur mon corps. Ses yeux se ferment et l'abandonnent a l'immensite du plaisir a venir.

J'aime glisser mes levres sur ses levres.
D'un bout de langue les ecarter. Je sens ses frissons zebrer son corps. D'un bout de langue les ecarter, et je decouvre l'univers humide qui, je sais, m'emmenera par dela les jouissances. Je boirais leurs fruits jusqu'a la lie. M'enivrant, divaguant tel un bateau en perdition, je me laisserais porter par leur flots et leurs assauts jusqu'a la nuit des temps.

J'aime passer les doigts sur les levres de mon homme...


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Miles baisers mon coeur

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- Par Even
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Jeudi 16 août 2007

Il s’agit encore d’un de ces matins frileux ou la lumiere tamise la campagne de couleurs pastels. Je l’attends, le regard sur l’horizon.

 

 

Imperceptiblement, je recois un signe de son approche. Mes yeux se plissent. Je me concentre. Doucement se dessinent des trais que je reconnais. C’est elle ! Elle n’est encore qu’une silhouette dans le lointain mais elle vient. Mon coeur s’accelere. Vient-elle pour moi ? Sera-t-elle la bonne ?Elle continue son chemin, comme si rien, maintenant, ne pouvait l’arreter… Le temps qui nous separe s’egraine de plus en plus vite a mes yeux. J’essaye de controller mon impatience. Ne pas se brusquer, faire les choses dans les regles. Je me prepare a suivre sa route, a l’aborder gentillement. Un regard vers elle… Elle m’a vue !Elle est la pour moi !C’est clair maintenant. Alors plus d’hesitation !

Il est l’heure pour nous ! Le temps s’accelere encore autour de moi. Tout le reste devient flou. Il n’y a plus qu’elle et moi. Et pendant que je l’accoste, elle se souleve, se grandit, premisces d’un acces au 7eme ciel… Ne pas briser cet instant…

Excitation ! Je me lance ! Un rush d’adrenaline me submerge alors que mon corps est a l’ecoute de ses moindres injonctions, des plus explicites au plus sous-entendues. Je me fais muscle, m’engage franchement, donnant la direction a prendre a ma tendre partenaire. Quitte a me faire balayer. Je connais aussi le prix de la defaite. Mais cette fois la communion se fait. Nos corps se fondent l’un dans l’autre. Nous naviguons au meme rythme. La magie se cree. Je lis en elle, elle se joue de moi. Douceur. Je la caresse, glisse sur ses courbes sensuelles, si feminines… Je la parcours du regard, de haut en bas. Elle est belle, si belle. Mon esprit guide mon corps. Ecoutant ses reactions, j’ajuste mes mouvements. Voire je prends l’initiative, jusqu’a la brusquer, utilisant la force au point de crier… de plaisir !

 

Puis c’est elle qui m’invite. Je le vois dans ses yeux turquoises. Alors, tendrement, je me calme. Me glisse entre ses bras. Et elle m’enveloppe, m’absorbe. Moment intense. Je me laisse porter, plonge en elle sans retenue… Nos sourires s’elargissent. L’espace, notre espace, prend des airs de cathedrale, majestueuse ! Nous n’entendons plus le monde exterieur. Silence religieux, silence charge d’emotion, de bonheur, d’extase, d’energie ! Je ne me rends plus compte du temps qui file, du mouvement qui nous anime. Elle… Moi… Je suis sa galaxie, elle est mon univers. Et doucement ses yeux se ferment. L’Instant s’eteint. Je me libere de son emprise, l’effleurant a peine. L’ouie me revient, le bruit de sa respiration qui ralentit. Ses yeux se plissent du souvenir de notre chevauchee. Je la regarde s’endormir, l’accompagnant dans les bras de Morphee. Moi aussi je m’ecroule, des frissons fusants le long de mon dos.

 

 Je n’en reviens pas. Ce fut fabuleux… Mais maintenant elle est partie. Je me retrouve seul dans ce matin frileux, le soleil ecartant la brume, doux reveil de la nature. Je me retrouve seul… dans l’eau… jusqu’a la prochaine vague…

De plaisir !


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Merci a Jill pour avoir su sublimer mes mots...


retrouver Jill sur
  http://www.imajill.com/

et

   http://www.imajill.com/blog/ 

 

- Par Even
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Mardi 26 juin 2007
...choses



Il est deux choses qui enivre mon coeur. Deux choses que la plus grande majorite des gens connaissent.

La premiere, le plaisir de reconnaitre ce que j'appelle les "petits moments de bonheur". Il s'agit souvent de petits rien, mais qui rendent la vie sublime. Subtilites de la nature, art du regard, ils sont tous differents... A un detail pres ! Le temps ! Le temps n'a plus aucune realite, il se fond dans le moment. L'esprit decroche, s'envole ou bien s'arrete. Plus rien n'est a part la contemplation... Laissez moi vous citer certains de mes plaisirs, peut-etre vous retrouverez-vous dans ceux-ci, tout au moins percevrez-vous ce qui, ici-bas, m'enchante.
    Delires fumeux, fulmineux ,d'une route sinueuse, au couche du soleil, dessinant des courbes come si j'etais entrain de surfer le bitume.
    Moments vaporeux, "longues" minutes pose dur le lit, bercant un petit loup commencant a compter les moutons, mes yeux divaguant entre cet ange et ma princesse profitant du sommeil du juste. Eternite plonge dans la serenite de leurs reves.
    Contemplation de l'oiseau glissant dans les vagues et le vent, en pleine mer. Arabesques fluides dessines dans l'ephemere. Recherche du mouvement perpetuel, sans depenser la moindre energie. Se laissant porte par les flots, les flux, il joue avec les elements, sans jamais se jouer d'eux.
    Instants febriles, fragiles, ou l'ame se transcende. Quand le crayon n'est plus, que les mots s'enchainent, que les idees se dechainent. Jouissance, extase du poete que de "toucher l'instant".
    Metamorphose du danceur, alors que le rideau se leve. Passer d'un element sur la scene a une partie de l'ensemble. Essence meme de l'art lorsque tous ne deviennent qu'un, que la cohesion, la fusion du groupe nous eleve et nous porte ailleurs que dans cette salle de spectacle, juste obnubile par la musique et nos corps.
    Acceleration de pensee. Deux individus sur la meme longueur d'onde, en phase et en resonnance, ou generelament le dialogue se limite a:
    -non ?!
    -si !!!
    -mais....
    -OUIIIIII !
    -et..?
    -RAAahhh !!!!!!!!
souvent suivi d'une crise de rire des plus fracassantes.
    Surprise d'une etoile filante, alors meme que mon esprit filait a travers les cieux pour rejoindre les pensees de ma douce. Coincidence ? A moi de decider...
 Ces moments-la, vous en avez deja vecu. Moi, je les attends. Chance ? Education ? Probablement les deux... J'ai appris a ouvrir les yeux, et aussi a les fermer ! Il n'y a pour moi rien de plus bercant que la respiration de ma bien-aimee profondement endormie... Doux ressac d'une vague sur une greve de fins galets...

La seconde, la terre... Ma terre ! Celle ou j'ai elu domicile. Ce lieu qui me recoit, me ressource et qui me renforce. Il ne s'agit jamais que de quelques murs, de quelques ardoises...
    Mais tout y est pour moi, pour nous et pour les autres. Un univers pas plus grand qu'une maison. Une maison embrassant mon univers. C'est un havre, une crique accueillante. Que gronde la tempete, que hurle l'orage, que fleurisse la neige ou que s'extasient les fleurs, rien ne saura deraciner mon monde.Peu importe l'endroit. Cette chaleur m'accueillera partout ou nous serons ensemble, ma Princesse. Cette atmosphere qui grandit avec nous et que nous nourrissons de nos etres, cette atmosphere est l'ether de notre vie, la substance de notre amour. Nous la faconnons a notre image, et pourtant je ne peux m'empecher d'en savourer chaque espace, d'en gouter le moindre brin d'air.
    Toujours la porte ouverte. Pour celui de passage, c'est une auberge ; pour celui en detresse une aubaine. Ty Kalonig.
Pour une nuit, une vie, pour ou sans raison, Amis, vous le savez, vous etes les bienvenus. Invitation a vie et non-negociable !





Il me hate tellement de reprendre vie... ...vivement demain !

- Par Even
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Vendredi 15 juin 2007
La mer, douceur haline et sein aquatique. La mer, lieu de totue vie et milieu minerale par excellence. Jamais l'horiaon n'a ete aussi profond qu'au milieu des oceans. Univers muable, mobile, en mouvement perpetuel. Sa respiration ryhtme le monde, dicte la vie et absorbe les ames. Eternelle romantique, elle garde ses yeux dans les etoiles, gonfle son coeur quand la lune danse devant elle. Riviere de diamants enflammee par le rayon du soleil, emeraude translucide cachee dans les lagons paradisiaques, topaze bleue intense dans la virginite polaire... La mer, maitresse insatiableque tous les marins craignent, et que les femmes haissent. Succube jalouse a la folie douce. Ange demoniaque et demon angelique.

L'amer, point d'exclamation entre les trois elements. L'amer, fusion des dimensions. Repere indispensable du navigateur. Messie guidant ses fideles vers l'espoir, lumiere percant les tenebres, etoile rappelant aux hommes de ne pas perdre le Nord. Porteur de reconfort, il brave les elements, defie les divinites de ce monde. Sa mission, il le sait est bien trop precieuse. Et pourtant si peu souvent remerciee. Car l'amer est une force invisible, projettant son aura et bonheur a qui sait la voir. Timide, il se cache dans les yeux de celui qui le cherche. Detail infime qui pourtant ne laisse aucun doute. Timide sur un pied d'estale... Heureux qui l'aprecoit, les yeux rives dans les siens. Mais perdu celui qui sait que ce regard est le dernier, et que les jours seront nombreux avant qu'il ne revienne par dela l'horizon.

Amer, le gout de l'eau de mer. Amer dans la bouche du marin et dans le coeur de sa femme. Ils ont beau le connaitre, le gout du depart, a chaque fois il leur noue l'estomac, leur arrache des larmes... salees ! quelle ironie ! Et le temps, insouciant, n'en a que faire. Gris, aigris, les amants s'aiment et s'en haissent. Elle hurle, dans son sein, contre cette sirene qui lui vole son homme. Il pleure, dans son coin, de l'amour que sa femme lui offre. Ce serait plus facile si elle me detestait... et pourtant sans elle jamais je ne tiendrais.

Mon ame erre, sans quete, sans but. Mon ame erre, loin des chimeres, des luttes. Je suis conscient: j'oublie. Mon palais flottant sur l'immensite, ma prison a ciel ouvert et sans barriere. Et je m'evade, chevauchant les nuages. je m'evapore, me volatilise et m'offre a la grace d'Eole. Et comme disait Prince M. "l'ame de mes nuits sont plus belles que vos jours". Alors chaque soir, j'explose, me transcende et m'eparpille dans l'Univers, domptant les Dragons et transpercant vos reves a la recherche de ma Princesse.

Finalement, il n'y a qu'enlace dans les bras de Morphee que je me sens vraiment en vie.
- Par Even
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