Au plaisir de plonger ensemble
Une journée comme on n'en veut pas... Une journée qui s'acharne à accumuler tout ce qui peut me mettre hors de moi. Et apparement ca marche ! Il faut que ca cesse ! Une porte vitrée en fera les frais... Je craque, je crache, je lache et je me barre ! La route. Ma moto. Et un traffic qui me tient sous pression ! Je fume, je fulmine, j'irradie et j'explose ! Il faut que je sorte de la ! Une destination... Je ne l'ai pas choisie, elle s'est imposée d'elle-même: il me faut la mer ! Double avantage: ce n'est pas tout près, je vais donc pouvoir m'extérioriser sur mon engin ; et c'est magnifique, apaisant et purifiant !
La ville est derrière moi et la circulation s'aère. Je peux faire monter le moteur dans le rouge, et me permettre, à moi, d'en descendre. Oui, la vitesse, c'est mal... Mais qui n'a pas connu le frisson que provoque les chevaux débridés d'une moto avec laquelle on fait corps ne peut comprendre... Naturellement le compte-tour se calme comme mon visage se détend. Le plaisir de rouler me gagne - enfin ! Et j'anticipe déjà le reste du chemin, loin de la voie rapide, qui me portera jusqu'à mon havre serein, ma retraite, mon ermitage ! Fini la forêt argentée de cet univers fièvreux et beaucoup trop humain à mon gout. C'est de vert et d'or que se borde l'asphalte accueillant dont je connais les recoins. Derriere moi la grisaille polluée d'un horizon gavé de visages austères, j'ai devant les yeux de quoi composer le spectre d'une lumière qui soulage le coeur et réchauffe l'ame. Encore un virage et je m'arrête.
Je m'arrête pour parcourir des yeux les milliers de souvenirs qui glissent sur ces lieux. Cette baie sauvage où j'ai découvert mon corps sous des mains qui n'étaient miennes. Des dunes gonflées de désirs sorties d'un film de Fellini. Des senteurs que Jean-Baptiste Grenouille n'aurait imaginé. De mon promontoire j'observe avec délicatesse le soleil qui joue avec ces longues lignes océanes, caressant leur cretes et sublimant leur courbe. Il faut que je les rejoigne ! En arrivant au bout de mon monde, j'apercois un camion, aussi bien aménagé dedans que dehors. Me..e ! Le pire, c'est qu'il s'intègre tellement au paysage... Les oyas qui l'entourent se marient avec la décoration pastelle et tape-à-l'oeil de ce chateau ambulant. Et la douce odeur amère des homards grillés aromatisés d'anis et de fleurs d'à coté... Je n'arrive même pas à leur en vouloir, à ces troubles-fuite. Et puis finalement ce paradis est peut-être assez grand pour être partagé avec ces trois petites silhouettes qui, les cheveux remplis d'embruns, laissent tomber leur planche et dévalent le sable en hurlant "Maman !!!!" et me sautent dans les bras...
Et ce loup de mer, quelque peu solitaire, dont je ne distingue que le reflet de son sourire vorace, qui m'attend, là-haut, m'invitant à le rejoindre dans l'eau...
...pour Association Aleatoire Affligeante !
Hier soir, tranquillement pose dans ma banette, mon lecteur (en mode aleatoire) me transhume dans mes souvenirs au rythme bienveillant de "Raining Evolution" de Arrested Development. Me voila donc plonger dans la Panda-kwarium en route avec quelques pirates vers La Torche pour un surf-trip fumeux... Mais qui dit Arrested Development dit forcement "People Everyday".
Mon esprit, pas en reste, jongle rapidement vers "Shiny Happy People" de R.E.M., qui sur ce meme album Out of Time, nous avait offert "Losing my Religion". Je commence a fredonne cet air quand je me retrouve assailli par une vague de souvenirs: le salon Eurofun, parc de la Villette dans les annees 90. Un bassin avec des ventilos, une rampe, des stars... Jenna De Rosnay !!! Il reste encore des traces... une video promotionnelle montee par mon cousin, mettant en scene mon frere et quelques tetes brulees de potes, avec comme bande-son R.E.M. (sic), "Black or White" de M. Jackson, et "Unfinished Sympathy" de Massive Attack. C'est aussi ce rat des villes qui m'a fait decouvrir US3 (Hand on the Torch) et le morceau "Cantaloop". S'en suit un defile de souvenirs, images musicales toutes ryhtmees d'Acid Jazz (Herbie Hancock, Count Basic -avec un C, et non pas un E-, Blacknuss) entendues -et assimilees !- lors des cours de Modern Jazz... Dieu combien j'ai pu aime cette salle ! Et mes souvenirs de me faire revenir sur scene sur "Can we Live" de Jestofunk... Magique !
Mais mon esprit efface aussi tot apres cet intermede scenique pour m'envoyer flirter avec "Masters and Servants" de Depeche Mode... Alors forcement je repense aux rocks endiables dances sur "Tainted Love" de Soft Cell. Et quite a etre dans le rock, je glisse delicieusement sur "Heartbreaker" de Led Zep'... que mes oreilles entendent retentir dans mon casque ! Ce fut le morceau suivant !!!
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Aussi improbable que cette liste musicale puisse etre, et aussi indigestes que puissent etre mes idees en phase d'endormissement, il est de ces moments ou le temps n'est plus rien, et les souvenirs bien reels. Quant a leurs associations sans queues ni tetes, je ne crois pas que je sois le seul... ou si c'est le cas, merci de ne rien de dire, c'est bien plus drole comme ca ! ; )
introduction à une nouvelle version
version de moi
renouveau minéral
consciencieuse constance
immersion individuelle
expansion spirituelle
laché prise
renoncer à la fuite
accomplissement sans fin
no future, but no past either
connection unique
unicité du tout
transfer d'énergie
échange de magie
alliances fusionnelles
influence chromatique
absorption cinétique
maelstrom d'émotions
perte d'appréhension
épanouir l'essence
évanouir les sens
et dans cette renaissance
prendre connaissance
du plus simple des souhaits:
je te retrouverai
Q: Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18, écrivez la quatrième phrase.
R: « while second-order surveys may cover quite extensive areas, they are usually tied to a primary system where possible. »
Extrait de ‘the american practical navigator’, à propos de triangulation de second ordre… Et non, je n’ai pas
internet dans ma cabine et les lectures “de distractions” sont mal vues pendant le quart…
Q: Sans vérifier, devinez l'heure.
R: 19h23 (Singapour)
Q: Vérifiez.
R: 19h26.
Q: Que portez-vous ?
R: un sarouel tout confort, un t-shirt Mr Moustache designé par un pote (et dispo ici (je sais, c’est pas beau la pub, mais avouez qu’ils
sont classes !)), une paire de slap et une aigue-marine
Q: Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?
R: les derniers surf-report de la Bretagne, mes mails et un fond d’écran de Clark Little simplement hypnotisant.
Q: Quel bruit, entendez-vous, à part celui de votre ordinateur ?
R: la clim, la machine, et parfois le sillage d’un bateau qui vient s’éteindre sur la coque de ma galere.
Q: Quand êtes-vous sorti pour la dernière fois, qu'avez-vous fait?
R: jeudi dernier, seul, pour un troisieme –et dernier?- tatouage / vendredi soir, en famille, pour un anniversaire
Q: Quel est le dernier film que vous avez vu au cinéma ?
R: Tintin, histoire d’accompagner la marmaille.
Q: Avez-vous rêvé cette nuit ?
R: Oui. Voyage, douceur, volupté, peau…
Q: Quand avez-vous ri pour la dernière fois ?
R: dans l’avion, en lisant le “Robert des noms propres” d’Amélie Nothomb.
Q: Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes?
R: beaucoup trop de choses pour etre décrites ici, principalement liées au boulot, plus un perroquet en bois, un playmobil (ramené de la caisse a jeu de la maison) et trois peluches de Meerkat
mascottes de la Navigation passablement déguisées par nos soins...
Q: Si vous deveniez millionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez
?
R: un billet retour.
Q: Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
R: la couleur du ciel a la tombée de la nuit…
Q: Que pensez-vous de ce questionnaire ?
R: rien, j’y réponds simplement… Faut-il toujours penser à ce que l’on fait ?
Q: Dites-nous quelque chose que nous ne savons pas ?
R: vous etes sublime !
Q: Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille ?
R: Maiina, mais avec un tréma
Q: Et si c'était un garçon ?
R: Dagan, Eliaz et Ylendil, c’est déjà suffisant, non ?
Q: Avez-vous pensé à vivre à l'étranger ?
R: l’Irlande en été, et le Portugal en hiver.
Q: Que voudriez-vous que Dieu vous dise lorsque vous franchirez les portes du Paradis ?
R: bah en fait on te renvoie sur Terre: entre ta gueule d’ange et ton rire démoniaque, on sait pas ou te foutre…
Q: Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde, en dehors de la culpabilité et de la politique, que
changeriez-vous ?
R: mon controleur des impots !!!
Q: Aimez-vous danser ?
R: oui, mais disons plutot que j’ai aimé danser, et qu’il va me falloir raviver cette flamme.
Q: Quelle est la dernière chose que vous avez regardé à la télévision ?
R: vu ou regardé ? vu: un épisode de “Mentalist” ; regardé: 2-3 épisodes de “Star-Wars: the clone war”
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Merci a Jill link de m'avoir inviter a repondre a ce questionnaire.
Mais par principe, je ne 'tagguerai' personne... et pis de toute facon, les quelques lecteurs de mes mots ont deja ete somme de remplir le-dit questionnaire !
Changement de ton, changement de couleur...
...Car il est des fois ou la mer nous ramene a la realite...
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9... ca fait le 9eme anniversaire que je te souhaite et que je sais que tu ne pourras pas me repondre. On dit que le temps repare tout, mais je sais maintenant qu'il ne fait que cicatricer les blessures indelebiles que nous inflige la vie.
Alors aujourd'hui encore je t'envoie mes prieres pour que, de La-haut, tu puisses te dire que tu n'es pas oubliee !
De la tristesse dans ce message, evidement ; mais pourtant je souris, comme tu l'as toujours fait -et tu m'as appris a le faire, des souvenirs que je garde precieusement.
Je t'aime...
... Maman...
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J'adore la musique, la majorite en regle generale. Mais bizarrement je porte tres peu d'attention aux paroles, en tout cas a leur sens. Cela peut paraitre abberrant, mais je prefere considerer la voix comme un instrument de musique, et me concentre sur la melodie de celle-ci. Mon niveau d'anglais pourrait me permettre de comprendre relativement aisement les textes, mais je me laisse porter par le flot... Et mon d'esprit de dessiner estampes et aquarelles au rythme des notes lumineuses. Exemple...
I keep on fear, keep on loathing
Nothing brings it on I keep on falling
Decide what it is I can not find
It's subsides what you make it
Never feel like you're gonna break it
It's gonna be alright alright
Sleep until the morning comes
The sun will warm your soul
Sleep until the morning comes for you
Til the morning it's alright
I can walk into the sunlight, into the day, into the day, to the day
I feel it falling, nothing comes to my mind
Bring it on in a different tide
I feel alright, alright
I feel strong, i feel rigid
It's nothing to do with the vision
Oh feels so right, so right
Sleep on tight, sleep on tight
Sleep until the sunlight
Sleep until sunlight
Sleep on tight
Sleep on tight
Sleep on tight
Sleep on tight, til the sunlight
Sleep on tight, til the sunlight burns you happy
Til the sunlight burns you happy, till the sunlight burns a happy hole in
Your heart,
In your heart
In your heart...
Until the morning / Thievery Corporation / The richest man in Babylon (meme si je prefere la version de Babylon rewound)
La maison: plain-pied sur-elevee, avec des baies immenses donnant sur une terrasse en bois qui coure autour des murs ardoises. Se dessine ta silhouette, accoudee a la rembarde. Vision monochrome, en camaieu de gris au milieu de la brume qui engourdit la nature autour de nous, voulant garder notre atmosphere dans cette beatitude du matin. Seule la complainte de la houle qui s'enroule sur la pointe qu'on ne distinguera pas vient rythmer cette eden endormi. Et toi... la chemise que tu m'as arrachee hier soir passee sur tes epaules... et rien d'autre ! les lignes de tes jambes croisees, elegances sinueuses remontant mes yeux vers le dessin que tes fesses donnent au tissu... La semi-transparence de l'etoffe me rappelle le desir de te voir nue. Depuis combien de temps veilles-tu sur mon sommeil, sans le montrer, le cafe a la main, te delectant de l'amertume de la boisson et maudissant tendrement ses effets qui t'arrachent les dernieres limbes d'engourdissement morphe-iniques.
S'ils n'y avaient ces reveils, je crois bien que je ne dormirais jamais...
Car dans la vie des marins ils sont des lieux ou les oceans se rejoignent, ou les sirenes accostent et ou se font les mythes. Lieux ou l'on ne parle pas de sa souffrance, et encore moins de son courage.
Merci a La Ruda Salska de me preter leur mots
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Dans le vent, le relent des mots, s'amarrent au bar,
tempêtent des bavards, des matelots "d'opérette" ..
que Baudelaire le poète, non n'en prenne pas ombrage,
il n'y a pas que ses vers qui invitent au voyage.
Le rade est un estuaire quand les badauds vont
débarquer en mal de bière [et de mer quand on est à quai]..
besoin de partir où le vent nous emmène,
de s'évanouir dans la marée humaine...!
Sous les lames et sous les vagues à l'âme
Ou les larmes ou la joie sous le joug du vacarme,
Sous les larmes et sous les vagues à l'âme,
Ou les larmes ou la joie sous le joug du vacarme,
Mais tous les bars... sont à la rue ce qu'est l'âme...
Sont des phares... quand on est perdu ... la barre...
Tous les phares... quand "a la rue" ...on s'égare...
Sont des bars... et à l'affût du "ram-dam"!
Garder les pieds sur Terre... c'est la mer à boire!...
le tonnerre tonne tous les soirs..!!
Il y a dans la gouaille ce petit goût d'ail,
et l'art des mots qui partent en bataille,
tapent dans la faille, non pas détail...
on se jette a la bâille... il ya la canaille qui braille
et qui raille et l'art des mots...
quand tombent les voiles, pas de gouvernail,
non pas de détail... on s'jette à l'eau... !
On s'noie, on dérive dans un flot. de paroles,
on boit, on s'enivre. c'est Feydeau.. c'est Pagnol!...
on se jette des pierres, on se réconcilie
autour d'un dernier verre au détour de la nuit.
Le rade est un théâtre, " prenez garde au raz de marée!",
Il est un âtre, quand on a du mal à s'ancrer...
Besoin de fuite mais le vent nous ramène..
"lendemain de cuite"... dans la marée humaine!...
Sous les lames et sous les vagues a l'âme
Ou les larmes ou la joie sous le joug du vacarme
Sous les lames et sous les vagues a l'âme
Ou les larmes ou la joie sous le joug du vacarme,
Mais tous les bars... quand on est perdu dans l'orage...
Sont des phares... quand on est échoué sous la table...
Tous les phares... quand on est perdu dans l'orage...
Sont des bars... et à l'affût du"ram-dam"!...
Perdez les pieds sur Terre, c'est amer a voir!...
les sirènes sonnent tous les soirs...!!
Il y a dans la gouaille ce petit goût d'ail,
et l'art des mots qui partent en bataille,
tapent dans la faille, non pas de détail...
on se jette à la bâille... il y a la canaille qui braille
et qui raille et l'art des mots...
quand tombent les voiles, pas de gouvernail,
non pas de détail... on s'jette à l'eau...
L'affut du Ram-Dam / La Ruda Salska / L'Art de la Joie
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Je suis mu par cette ondulation, infime, qui vous parcoure tous.
Je me glisse en toi, discretement. Tu ne me remarques a peine,
et pourtant sans moi, tu ne serais pas...
Insaisissable,
a peine palpable,
je suis a l'origine de tes sens,
ce qui donne au monde son essence.
Je coule en musique de fond,
ligne de basse.
Et quand tu m'appelles je reponds,
je refais surface.
Je pourrais etre caresses,
mais tu sais que quand,
poussee, je presse
ton etre, ton sang,
il n'y a rien d'assez grand
pour que je cesse.
Je me deplace, serpente.
M'insinue dans ton ame.
Lente, persistente,
je deviens le sesame
de ton coeur, de ton esprit
et doucement en moi tu t'enfouis...
Telle une vague je parcoure ton corps,
ton desir vibrant de resonnance.
Que nous soyons encore
dans cette symbiose intense,
portes par cette vibration
dans cette intime union.
La lame de fond qui te terrasse
n'etait a l'origine qu'une oscillation
legere. C'est l'effet papillon
qui a avec passion et grace
t'a mise en ebullition...
Il y en a pour dire que je ne suis pas.
Simple hypothese d'amours decu...
Je suis l'energie dont tu es le calice,
peu d'entre vous ont sur moi main-mise.
Matthieu C. fut le premier qui m'a reconnu.
m'a nomme, permis d'exister, je ne lui en veux pas.
Mais c'est au creux de ton sein
que j'ai reconnu ma pulsation universelle,
ce rythme invincible, eternel,
meme si au fond, que suis-je, je n'en sais rien...
Il existe un lieu magique, etonnant, puissant qu'il me faut vous decrire.
Cet endroit si particulier et pourtant singulier, c'est cette zone de transition entre la mer et la terre. Qu'il s'agisse de falaises battues par des houles venues d'horizons lointains, les
plages bercees par les vagues de notre ame, a chaque fois le meme effet: la contemplation.
C'est un endroit ou tout peut arriver. Des combats les plus subtiles d'une tortue a peine nee a la serenite absolue d'une greve ravagee par la tempete. Un lieu mystique qui nous laisse decouvrir
une part de son mystere au gre des marees. Pas completement inconnue, sans jamais etre vraiment apprivoisee, cette partie du monde est comme une femme qui se devoile, je suis tout attentif a ce
qui se cache apres la prochaine vague. Un peu plus haut, un peu plus bas...
Fascination maternelle qui me berce. Seul sur le sable, j'entends la respiration de l'immense ocean devant moi, un appel vers l'oubli que je connais deja. Je lache prise, emporte par la force
cachee de cet univers endormi ce soir. Demain peut-etre j'y chevaucherai ses plus belles amazones.
L'estran est comme nous: un ensemble chaotique et qui depasse la raison. Une de ces infinites que l'on parcoure l'esprit ailleurs. Sans pareil. Frontiere delicate entre nos convictions terriennes
et l'inconnu fluide. Un pied dans l'eau, caressee par les filles d'Amphitrite, je te vois naiade, chasseresse des immondices qui envahissent ce pays, pour que resplendissent les aurores a
venir...
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Comme souvent, mes mots ne sont pas venus par hasard, et ce soir c'est vers Jill que mes pensees s'envolent.
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Petit vrac d'images diverses et variees, sans pretentions et sans textes. Accessoirement, elles ont toutes ete prises par mes soins d'un bateau, sauf une...